Secrétaire Exécutif du CNC au Burundi, M. Papien Ruhotora  ( source: telerenaissance.bi )
Secrétaire Exécutif du CNC au Burundi, M. Papien Ruhotora ( source: telerenaissance.bi )

Le Conseil National de la Communication  CNC appelle les médias privés au respect de la Loi de la presse et au code d’éthique de déontologie de leur métier.

Depuis quelques jours, alors que l’Etat du Burundi a exigé au Représentant du Bureau des Nations-Unis au Burundi BNUB de fournir les preuves de ses accusations de préparation de Génocide, de nombreux média privés proche de l’opposition burundaise tentent vaille que vaille d’en trouver en essayant d’en fabriquer …  Ainsi ils font régner un climat délétère.

A Bujumbura, ce mercredi 23 avril 2014,  le CNC  par le biais de son Secrétaire Exécutif, M. Papien Ruhotora, est monté au créneaux.
M. Ruhotora s’est adressé à ces  médias privés. Il dénonce les nombreux dérapages qui se traduisent notamment par :
– l’exagération des faits; et le ton utilisé pour transmettre les informations.
Pourtant la loi sur la presse et le code d’éthique de déontologie semblent être très clair à ce sujet. M. Ruhotora regrette que ces médias ne respectent pas la législation.
M. Ruhotora du CNC reprend comme exemples les cas les plus récents, illustrant à suffisance que ces dérapages sont à leur paroxysme :

–  c’est le dossier de la prétendue distribution d’armes aux jeunes du CNDD-FDD “Imbonerakure”. De nombreux journalistes de ces médias privés diffusent constamment à l’affirmatif (au lieu du conditionnel), sans preuves et sur un ton provocateur, dans l’unique but de semer la panique au sein de la population et non pour l’informer.  Par exemple, le cas des 2 journalistes de la RPA et de Bonesha qui sont poursuivi pour imputation dommageable en justice …

ou encore la dernière rumeur d’un incendie à la Banque nationale du Burundi BRB avec les dégâts économiques au niveau national et international de ce type d’information.  M. Ruhotora l’explique au micro de Telerenaissance ( média proche de l’Uprona, ex-parti unique) .

Source: Telerenaissance.bi ( média proche de l’Uprona, ex-parti unique)

Transmettre une information aussi terrifiante que celle-là, qui suscite un désespoir au sein de la population et de surcroît sans vérification, est un manquement très grave aux obligations du métier de journaliste. Le CNC appelle à cesser cette pratique au plus vite surtout à l’approche de la période électorale de 2015.
Le CNC a prévenu  ces médias  qu’il n’est pas là pour sanctionner mais pour arbitrer. Mais, en cas de récidive, des sanctions sévères seront appliquées.

Au Burundi, plus 90% des médias ( dont les médias privés)  sont au main de l’ancienne élite de la Dictature des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, Buyoya), régime qui a fait plus de 4,5 Millions de victimes Barundi en près de 40 ans de règne depuis 1965: le fameux génocide-régicide du Burundi.  Ces média, malgré que l’UPRONA (ex-parti unique sous la Dictature) fasse parti du gouvernement,  ne passent pas une minute, sans leur manteau d’opposants invétérés, à critiquer la situation politique du pays, allant jusqu’à écœurer la majorité des Barundi. Et souvent c’est le dérapage… Le Burundi perd des centaines de millions d’USD chaque année à cause de l’image négative que véhicule ces derniers. Cela pèse très lourd pour l’économie burundaise qui tente de se remettre debout en misant sur sa politique de développement …

DAM,NY,AGNEWS, le 24 avril 2014

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