{jcomments on}DAM,NY,AGNEWS, le 28 janvier 2010 –  1. Les Accords d’Arusha en 2000, et l’Accord globale de Cessez le feu de 2003 [L’Accord technique des Forces, signé le 2 novembre 2003.], ont scellé le sort de l’armée burundaise qui pendant près de 40 ans était devenue la propriété privé des Bahima du sud du Burundi (Bururi), et surtout une machine a tué sa propre population.

 

 

2. Historiquement dans le Royaume des Barundi, entre 1920 et 1930, l’armée royale des Barundi était encore présente. Après l’exécution de “Kanyarufunso” alias Runyota par le pouvoir -colonial- Belge [instauré sous mandat de la Société des Nations (ancêtre de l’ONU) ], le corps militaire [du Mwami] représenté par de courageux guerriers disparut. A l’indépendance, on forme à la va vite une nouvelle armée au service du Mwami. Mais à cause des intrigues géopolitiques, en 1965, et confirmé en 1966, les Bahima soutenues notamment par la France, font un Coup d’Etat militaire. Le Muhima le capitaine MICOMBERO instaure la République du Burundi, ce qui amenuise l’ambition de la Belgique de préserver le Royaume du Burundi. En 1969, les premiers Haut officiers de l’armée des Barundi [des fils du Royaume du Burundi] formés à l’Ecole Royale militaire Belge sont éxécutés par le Régime militaire du dictateur Micombero. En 1972, le Prince Charles Ndizeye [ – NTARE V – ] est assassiné par le Régime des Bahima déchainés. Après le génocide de 1972, il ne reste plus une trace de la monarchie …

 

3. L’armée burundaise du temps du Royaume avait pour fonction : – sous l’ère d’un Roi portant – le nom de NTARE – d’étendre le Burundi;

sous un roi du nom de – MWESI – , de protéger ou de défendre l’étendu du Pays;

les roi du nom de -Mutaga- montre la bravoure des Bami barundi en tant que chef des armées, car ils portent notamment un ancêtre Mutabasi -sauveur de la Nation- mort sur le champs de bataille auprès de ses braves guerriers [sacralisé par le muhanuzi Runyota];

Ou un role d’unification du territoire, comme entre 1410 et 1420 où le Mwami NTARE Rutshatsi et son armée combattent RUHINDA [Un MUHIMA qui s’était installé au Centre du Pays] et arrive à le faire plier. Cet antécédent va marquer l’Histoire nationale. Le désamour entre les Bahima et la monarchie des Barundi vient entre autre de cet évènement.

 

4. La création des FDN [Force de Défense Nationale ] et des PNB [Police Nationale du Burundi] (et la suppression de la gendarmerie des ex. FAB) en janvier 2004, grâce à l’impulsion du CNDD/FDD [organisation politique vainqueur des éléctions démocratiques de 2005], ont concrétisé la fin de l’armée des Bahima [ de Bururi].

 

5. Le choix de créer l’armée du Burundi FDN sur base de quota ethnique [50/50] a imposé d’emblée à sa tête le couple des généraux NDAYISHIMIYE Adolphe (ex – FDD) et NIYOYANKANA Germain (ex-FAB) [ce dernier mise en avant par les FDD car non originaire de Bururi]. Et à la tête des PNB, SNR [Service National des Renseignements burundais], on fera de même …

 

6. Dès janvier 2004, le contrôle de l’armée FDN et des PNB se penche progressivement en faveur des FDD. Une poignée d’officiers Bahima[originaire de Bururi] se lancent dans un calcul …

 

7. Septembre 2005, le CNDD/FDD gagne les élections démocratiques, et confirme le couple NDAYISHIMIYE-NIYOYANKANA au sein des forces de sécurité. Les Bahima du sud (Bururi) ne sont pas très contents. Ces derniers profitants, du fait qu’ils ont encore un certain contrôle sur la sécurité nationale, tentent de tout faire pour que le FNL-PALIPEHUTU de RWASA réssuscite, afin d’espérer revenir dans la danse de la haute instance du pouvoir militaire des Barundi.

 

8. A partir du premier trimestre 2006, c’est chose faite [ – MANIRAKIZA Adolphe -]. Le FNL-PALIPEHUTU est relancé. A partir des négociations à Dar Es Salam, le reseau Bururi des FDN [Réseau Alpha] tente d’envoyer des émissaires pour aider le FNL-PALIPEHUTU a renégocié les accords militaires.

 

9. La vigilence du nouveau pouvoir CNDD/FDD fait échoué cette tentative à la fin du premier semestre 2006. Une signature est tout de même scellée mais elle ne remet rien en cause …

 

10. A l’approche de la période des élections en RDC (juillet 2006), le couple NDAYISHIMIYE-NIYOYANKANA (FDN) bat de l’aile. Parmi les FDN, une partie “assez ami” avec les voisins du nord [Réseau Oméga], n’est pas contente. Malgré qu’elle ne partage pas les mêmes intérêts que le réseau de Bururi parmi les FDN [Réseau Alpha] , ils s’accordent … Ils forment désormais le [Réseau Beta].

Un coup d’Etat est étouffé dans l’oeuf grâce à un service de renseignement très efficace du nouveau régime CNDD/FDD. Mais désormais, ce qui inquiète le nouveau régime démocratique burundais et les FDN – qui lui sont fidèles – (Réseau Démos ), c’est cette ramification pro-régionale au sein des FDN [Réseau Beta] …

Toutefois KABILA est content. Les élections en RDC ont eu lieu sans heurt ! Le Régime de Bujumbura respire …

 

11. De septembre 2006 à novembre 2006, des règlements de comptes ont lieu au sein des FDN …

 

12. Lors du procès publique – des putschistes de fin juillet 2006 – , NIYOYANKANA Germain vient à la rescousse des officiers -des voisins du nord – pour les disculper[Réseau Oméga].

 

13. Pendant toute l’année 2007, NIYOYANKANA Germain [Ministre de la Défence] n’est plus certain […] Son manque de nationalisme inquiète !

 

14. Une bataille statégique au sein des officiers FDN [Réseau Alpha, Oméga, et Démos] a lieu … On se dispute l’entrée à des postes de Commandement au sein des Forces de l’Union Africaine, ou des Brigades régionaux [EAC, …].

 

15. Janvier 2008, des règlements de compte se poursuivent au sein des force de sécurité.

 

16. Avril 2008, le Réseau Beta [ sous les auspices du Réseau ALPHA qui pilote à nouveau le FNL-PALIPEHUTU aux négociations] bombarde Bujumbura en laissant croire qu’il s’agit du FNL-PALIPEHUTU. Avec ce geste, le Réseau Beta espèrent que -les FNL-PALIPEHUTU- lors des négociations en cours à DAR puissent renégocier les Accord Globale de Cessez le feu de 2003 … En effet, fin 2008, le respect des quota au sein des forces de sécurité burundaise doit être respecté au sein des force de sécurité [FDN-PNB-SRN] et surtout, pour des raisons budgétaires, de nombreux ex-FAB doivent être démobilisés. La Banque Mondiale ne paiera plus !

 

17. Début 2009, un petit sursis a été octroyé par la Banque Mondiale … Une enquête parlemantaire sur le respect des quota au sein des forces de sécurité,émanent du Sénat, montre que des disproportions fortes existent encore au niveau des officiers barundi FDN en faveur du Réseau ALPHA. Le Général NIYOMBARE Godefroid est nommé chef d’Etat Major [Réseau Demos]. Les négociations avec le FNL-PALIPEHUTU prendront fin en septembre 2009. Elles accoucheront d’une souris sans remettre en cause les Accords précédents. Grâce au travail de fond réalisés par la chambre Haute burundaise -sur le respect des quotas ethniques chez les FDN/PNB- , le régime CNDD/FDD va au cours de 2009 essayer de réduire ce déséquilibre cité plus haut…

 

18. Fin 2009, une association de veuves ex-FAB [pilotée par le réseau BETA] créée une polémique … L’idée est de lever un mécontentement au sein des FDN à l’approche des élections…

 

19. Fin janvier 2010, le réseau BETA est stoppé par le Général NIYOMBARE Godefroid. Cela a trop duré ! Désormais le démentèlement du Réseau BETA est inéluctable, à l’approche des élections en RDC en 2011 … Le nouveau Burundi démocratique n’a plus besoin de Coup d’Etat !

 

20. NIYOYANKANA vient de faire une conférence de presse [Depuis que j’ai commencé ma carrière dans l’armée il y a 34 ans, nous n’avons jamais connu de crise qui semble durer aussi longtemps alors que le pays traverse une période cruciale”] …

 

 

21. N’en déplaise à certains, l’armée du Burundi a changé sous cette législature. L’éveil de descendants des vieux guerriers de l’armée glorieuse des Barundi d’autrefois est arrivé !

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