Burundi:2013,les réformes socio-économiques et leurs 1ères couleurs

bdi_economie_1_9_2013_burundiagnews02Le chef de l’Etat du Burundi aime à le faire entendre de tous :”le Burundi est aujourd’hui un pays préoccupé par sa politique de développement…”. L’amélioration des conditions socio-économiques des citoyens Barundi est une priorité de l’Etat.

Depuis 2005, avec l’arrivée du CNDD-FDD au pouvoir (formation politique du très populaire président africain du Burundi, S.E. Nkurunziza Pierre), à la suite des premières élections démocratiques réalisées après la guerre civile burundaise (1993-2003), le Burundi tente de réformer tout son système socio-économique. La priorité a été donnée d’abord à la mise en place d’une politique de décentralisation majeure. Cela commence dès mars 2005, le CNDD-FDD exige que la Constitution de 2005 prenne en compte la Décentralisation en consacrant la Commune comme une entité administrative décentralisée. La Loi du 18 mars 2010 ajoutera “la Commune est une collectivité décentralisée, doté d’une personnalité juridique, de l’autonomie organique et financière“.  Aujourd’hui, les 129 communes burundaises, petits à petits, deviennent des entités locales où l’on discute – gestion financière, politique de développement (écoles, centre de santé, travaux communautaires, routes, prix du transport, etc. ).  Cette année 2013, les Burundais ont fêté leur toute première fête communale de l’Histoire (rappelant la joie de la fête nationale des semailles du sorgho  l’-Umuganuro- sous la période de l’ancien Royaume millénaire du Burundi – Ingoma Y’Uburundi – ), et ce, dans les 129 communes. L’esprit de la décentralisation s’installe peu à peu. L’idée du CNDD-FDD était de susciter le citoyen burundais à se prendre en charge et devenir un acteur de sa société à part entière. Cette formation politique, en coalition, au pouvoir au Burundi, voulait que tout le système éducatif burundais  soit modernisé  et que l’on enseigne aux enfants Barundi -l’esprit- d’initiative. Dès 2006, le gouvernement CNDD-FDD a lancé au Burundi l’école gratuite pour l’enseignement primaire.  Afin d’encourager l’esprit d’initiative, ce parti politique a misé sur le développement accru du microcrédit. Le gouvernement burundais a amélioré la législation en matière de micro-finance suite au décret du 22 juillet 2006 -portant réglementation des activités de micro-finance au Burundi-. Mais le CNDD-FDD souhaitait aussi que tout burundais puisse avoir accès aux soins de santé. Le système de santé devait dès lors être moderniser. Dès 2006, la coalition gouvernementale, menée par le CNDD-FDD, a donné l’accès gratuit aux soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans et à leurs Mamans. A cela, elle a ajouté l’accès à tous ,moyennant une somme dérisoire, à la Carte d’Assistance Mutuelle (CAM) permettant au citoyen burundais de se faire soigner et payer ses médicaments à petits prix. Enfin, face à la démographie croissante et au problème lié à la petite superficie du pays, le CNDD-FDD proposait impérativement  de moderniser la gestion du territoire du Burundi. En août 2011, après un processus lancé en 2009, le nouveau code foncier du Burundi voyait le jour …

Le vice président du Burundi, S.E. Gervais Rufyikiri, est à la manœuvre depuis quelques années afin de matérialiser ce dessein. Il a à sa charge toute la politique socio-économique du Burundi.

Comme le montre ce graphique (FIG.1), la situation socio-économique au Burundi – de janvier 2013 à Septembre 2013, peut se résumer, du moins selon l’œil qu’ont pu donner les média burundais des acteurs socio-économiques, comme ceci :

bdi_economie_1_9_2013_burundiagnews01

                  FIG.1. Une vue socio-économique de l’activité burundaise en 2013

  • L’activité sur l’économie burundaise se situe à près à 60% des réalisations dans le secteur socio-économique burundais. L’économie burundaise, ce sont les secteurs (voir FIG.2.) : –  primaire [36%] ( Les exportations du café, du thé -26,3 Millions USD en 2012-,  peu à peu des fruits, de poisons etc. ); – secondaire [19%]  ( les industries : textiles ex. AFRITEXTILE ; brassicoles ex. BRARUDI; sucrière ex. SOSUMO; de cimenterie ex. BUCECO; miniers -Or-; énergies -électrique et eau ex. REGIDESO , pétrole -; viandes  -Abattoir- ex. SOGEAB ); et tertiaire [45%] (le Commerce, les pompes à essence,  les banques,  les télécommunications, les services informatiques, le tourisme,les hôpitaux ou centres de santé; les établissements scolaires, le transport routier, le  bitumage des routes,  etc.).

bdi_economie_1_9_2013_burundiagnews03                                                       FIG.2 Pourcentage par secteur

  • Vient ensuite à 15% des réalisations socio-économique, la Santé et l’Éducation, ce sont globalement les constructions de centres de santé ou d’hôpitaux, et d’établissements scolaire (comme l’Université de Gitega, et les milliers de classes qui ont été construites ces derniers mois  pour réussir les débuts de l’École Fondamentale au Burundi ) etc.  
  • Surtout en appui aux secteurs de la santé et de l’éducation, on a les Travaux de Développements Communautaires TDC, lancés par les Très populaires Président Burundais S.E. Nkurunziza Pierre depuis 2006. Les TDC, pour cette période de Janvier à septembre 2013,  représentent 10% des interventions au niveau socio-économique burundais. Ces travaux TDC transforment les citoyens Barundi en véritable acteurs de leur propre développement. La population burundaise construit lors des TDC : des écoles, des classes, des centres de santés, des chemins, des bureaux administratifs, des stades sportif etc. Par exemple, dès 2007 à nos jours, les Barundi ont déjà construit avec les TDC près de 3200 écoles primaires et secondaires. Cela représente le double des écoles qui avaient été construit depuis l’indépendance. En 2012, au niveau santé, le Burundi disposait de 735 Centres de Santé CDS contre 630 en 2009 et 547 en 2004 réparti dans  les 129 Communes du pays.
  • Les réalisations au niveau environnemental ont représenté 5% des actions socio-économiques pour cette période bien définie.
L' économie locale burundaise en 2013

L’ économie locale burundaise en 2013

L’Etat du Burundi met ces dernières années l’accent sur l’amélioration du climat des affaires dans le pays, avec pour objectif de susciter les investissements dans le pays.  En même temps, un Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLP II)  a été mise en place. A Genève en 2012, des bailleurs de fonds -amis du Burundi- ont promis plus de 2,6 Milliards USD ( en promesse de dons) afin que  cette stratégie de développement du Burundi  pour la période 2012-2015 puisse se concrétiser.

Les partenaires économiques du Burundi en 2013

Quelques partenaires socio-économiques du Burundi en 2013

Les avancés sont importantes comme le souligne la Banque Mondiale et le FMI. Au même moment, l’Etat burundais améliore sa gouvernance. La mise en place, fin 2009, de l’Office Burundaise des Recette OBR, a été une des réussites majeurs du Burundi, en matière de bonne gouvernance. Le Burundi va engranger cette année 2013, près de 360 Millions d’USD de recette couvrant ainsi 78% des dépenses intérieurs de l’état. Au niveau emploi, ce sont les secteurs de la santé et de l’éducation qui n’en finissent pas de créer des jobs. Toutefois,au 2ème trimestre 2013, un projet FIDA de création de 20.000 emplois pour les jeunes en milieu rural a été lancé. Le déficit énergétique électrique demeure le défit majeur de l’Économie burundaise. On table sur 2017, avec les barrages en cours de construction ( Mpanda 10,4 MW, Kabu16  20 MW, Kagu006  7,8 MW, Mule034  17 MW, Jiji003  32 MW, RUZB007 17 MW etc.) et les alternatives, pour y remédier définitivement, avec une production attendue avoisinant les 250 MW (Mégawatt). Cela permettra de faire décoller l’industrie minière burundaise qui ne rapporte aujourd’hui qu’1% de rentrées à l’État. D’ici 2020, la réforme socio-économique lancée par le CNDD-FDD en 2005 connaîtra sa période de gloire …

Découvrez quelques extraits tirés des annexes du bilan annuel d’AGnews (Africa Generation News) « Burundi : Un an par le trou de la serrure (de janvier 2013 à Septembre 2013)» –  La situation socio-économique au Burundi

DAM, NY, AGNEWS, le 22 décembre 2013

Facebook Comments